
Avant toutes prises de vue, un projet doit être défini. La première démarche se basera donc sur un échange photographe/client.
Le nombre et les différents points de prises de vue seront déterminés. Les options à inclure seront elles aussi étudiés et déterminés.
La prise de vue est la partie la plus rapide à exécuter. Celle ci est exécutée avec un équipement spécifique. La prise de vue d'un pano-reportage et ensuite son montage sera bien sûr plus complexe à réaliser qu'un plan fixe.
Un rendez vous est calé à l'avance. À ce jour, le lieux doit être préparé pour le rendre accueillant et ainsi maximiser l'impact sur vos visiteurs. Tous les objets indésirables doivent être évacués, la décoration soignée. Une composition florale sur un comptoir d'accueil sera plus avenant qu'une pile de prospectus touristique posé en vrac.
Les prises de vue extérieure, comme tout types de prises de vue traditionnelle, seront contraintes aux aléas de la météo. La visite des derniers équipements d'accueil pour touristes sera plus flatteuse sous un beau soleil qu'un ciel bas et gris. Il sera aussi plus judicieux de caler un rendez vous après le passage des agents d’entretien ou des jardiniers, de choisir la période en fonction des floraisons de la végétation environnante ou des couleurs chatoyantes de l'automne.
Une photographie n'est pas une reproduction d'une réalité, mais une interprétation. Nos capteurs numériques ainsi que nos films argentiques n'impriment pas les images de la même manière que notre vision.
Nous avons la possibilité de visualiser des contrastes très élevés, d'interpréter d'un même coup d'œil une surface clair et lumineuse et une ombre prononcées. Un capteur numérique ne peut pas enregistrer des écarts de luminosité aussi élevés que la vision humaine. Sa dynamique est faible. Nous devons choisir d'enregistrer soit les hautes lumières, soit les moyennes lumières, soit les basses lumières.
Pour pallier à ce problème de dynamique, les prises de vue sont multipliées à des expositions différentes pour capturer les lumières et les nuances de la scène dans leurs intégralités. Les images sont ensuite superposées et fondues entre elles (Tone Mapping) pour recueillir le maximum de détails et d'informations dans les hautes et les basses lumières. En fonction de la scène, 3, 4 ou 5 images sont superposées.




Récupération des hautes lumières sur l'image 1 - Récupération des basses lumières sur l'image 2 - Les valeurs intermédiaires sur les images 3 à 5.
Fusion des cinq images.
Les capteurs ne savent pas non plus interpréter les couleurs. Les couleurs rendues par nos capteurs sont les vraies couleurs.
Une ampoule incandescente délivre une lumière chaude rouge ou orange. Par habitude et par référence à la lumière naturelle, notre cerveau l'interprète comme une lumière blanche, voir légèrement chaude. Le capteur ne fera aucune interprétation et la restituera tel quelle.
Pour pallier à ces interprétations et retranscriptions des couleurs, une mesure colorimétrique est effectuée à chaque prise de vue sous lumière artificielle afin de corriger et rendre au plus proche les couleurs réelles en post traitement.

Rendu des lumières artificielles à gauche et correction de la colorimétrie à droite.
La plus grande partie du travail se situe en studio. Chaque image réalisée est traitée avant montage ainsi que l'image finale après montage pour maximiser sa dynamique, son rendu colorimétrique et l'équilibre des lumières.
Au final, il en ressortira une image de 32 millions de pixels qui ensuite sera convertie en visite virtuelle.
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